Le « DIY », ou comment tout faire soi-même ?

Mon smartphone a glissé de mes mains. Écran cassé.

Et puis j’y ai eu droit… Vous savez, cet ami qui se vante d’avoir suivi un tuto Youtube pour réparer son téléphone!

Il m’ explique que « c’est à la portée de tout le monde », que ça ne sert à rien de payer 40 fois plus cher en magasin. Après avoir jeté un œil aux tutos, j’ai franchement hésité car la tâche nécessite un minimum de dextérité et de temps devant soi.

J’ai finalement opté pour la facilité et la sécurité, en laissant un professionnel s’en charger !

 

Si réparer un téléphone reste une tâche assez délicate, il y a une infinité de petites choses que l’on peut fabriquer ou bricoler soi-même à la maison.

Du système d’alarme au panier à fleurs, en passant par la bière…Mais est-ce là un simple buzz ou une réelle réponse face à un pouvoir d’achat en berne ?

 

DIY, effet de mode ou la réalité d’un marché ?

La tendance se dessine depuis quelques années déjà. Elle porte un nom: DIY (pour « Do It Yourself« ). Autrement dit, l’art de faire les choses soi-même, dans un monde qui nous dicte constamment quoi acheter, quoi manger et même parfois, quoi penser.

A l’heure du digital, il faut dire qu’on ne touche plus grand chose de nos propres mains.

Suivre un tutoriel (vidéo ou blog) est donc souvent l’occasion de se découvrir de nouvelles compétences, d’apprendre. Une activité valorisante en soi. Que l’on soit un MacGyver ou simple bricoleur du dimanche, les idées sont de plus en plus nombreuses et l’inspiration se répand sur la toile.

Les « makers » ont formé leurs propres communautés, et de plus en plus de gens de part le monde rejoignent le mouvement. Etsy dispose aujourd’hui de plus d’un million de vendeurs artisans, qui ont créé leurs produits eux-mêmes pour les vendre sur le site. Avec plus d’un milliard de chiffre d’affaires l’année dernière, on peut dire que la demande est forte.

D’autres startups comme Quirky (1,238,177 membres actifs aujourd’hui) et Kickstarter donnent aux créateurs un accès à des banques de ressources, à de nouveaux collaborateurs, qui les aident à transformer leurs idées en produits réels.

Enfin des centaines de milliers de personnes participent au Maker Faire, le principal festival de makers au monde qui se tient aujourd’hui dans plusieurs villes du globe chaque année. Une activité ludique et fun en somme, qui revient au goût du jour.

Un comportement responsable

Mais bricoler, c’est d’abord donner une seconde vie à ses objets.

On a pour habitude de jeter directement à la poubelle tout objet que l’on casse, un comportement est très spécifique de nos cultures occidentales.

Les japonais disposent par exemple de philosophies alternatives, comme le Kinstugil’art de réparer les objets cassés.. avec de l’or !

Ces types de comportements anti-gaspillage doivent être intégrés, alors que les ressources naturelles se raréfient et que nous prenons progressivement conscience de l’obsolescence (souvent programmée) des produits.

C’est ainsi que des ateliers DIY sont mis en place par des associations un peu partout pour favoriser l’échange.

Des imprimantes 3D sont même utilisées ! Elles ouvrent en effet la discipline à de nouvelles possibilités et leur banalisation promet un avenir radieux au « Fait Soi-Même« .

Pour une génération à qui l’on a reproché son manque de compétences créatives, il est intéressant de voir où ce mouvement nous conduira. « Who knows? » (« Qui sait? »)

CforGood connaît l’importance de re-apprendre et ainsi re-visiter nos habitudes de consommation afin de minimiser leurs impacts sur notre environnement: celui qui est interconnecté, celui de la Planète Terre, notre chère Gaïa (nom ancestral grec).

C’est pourquoi nous travaillons aujourd’hui, aux côtés de personnes qui sont réellement prêtes à incarner un Changement et à grandir dans le Respect.

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